lundi 9 mars 2020

LYSISTRATA @ Le Cargö, 7 mars 2020 - Caen

Le Club du Cargö n’est pas totalement plein, peu importe ! Les quelques 200 personnes présentes ne regretteront certainement pas d’avoir bravé la psychose épidémique actuelle. C'était, pour certains,  l'occasion de vérifier la grosse réputation scénique de Lysistrata, qui vient de sortir son deuxième album Breathe In/Out. Pour les autres, celles et ceux qui avaient déjà goûté à la fureur live des jeunes charentais, être là était une évidence.


Le tour de chauffe débute avec les caennais de Elecampane qui sont ici en terrain conquis, puisque ces 3 anciens membres Concrete Knives sont des habitués de la salle. Un set très bien mené par Nicolas, Augustin et Guillaume. Le plaisir est réel de retrouver ce groupe, vu au festival Beauregard  en 2015 et qui nous avait fait une très bonne impression.


21H30, Lysistrata entre en scène, et dégomme nos tympans dès les premières minutes, pour ne plus nous lâcher pendant l’heure et demie qui s’ensuit. Théo, Ben et Max : une guitare, une batterie, une basse, et 3 voix qui résonnent, à tour de rôle ou à l’unisson, dans un déluge de décibels et de riffs distendus qui n’auront de cesse de nous scotcher sans temps mort. Les titres de Lysistrata sont denses, ponctués de quelques accalmies pour mieux exploser ensuite. Pas de fioriture, mais de la sueur, du rock, de la rage et une énergie incroyable qui fait honneur à la scène et au public. Voilà qui résume en quelques mots la grosse baffe qu’on se prend tous ce soir, à l'écoute de The Thread, Death By Embarassment, Sugar & Anxiety ou encore l'excellent Mourn.


On en sort rincé, secoué, lessivé (et peut-être un peu plus sourd aussi…!) tout comme nos trois lascars, mais avec l’impression d’avoir encore une fois, assisté à gros concert d'un des groupes les plus intenses de la scène Rock Indé actuelle.

                                                                                                                                                            Stan


 


mercredi 26 février 2020

Marcel Et Son Orchestre @ L'Olympia, 22 février 2020 - Paris

«Marcel ? Mais qu'est-ce que c'est qu'ça ?». Ces paroles de Plus C'est Con, Plus C'est bon devaient certainement trotter dans la tête des passants du boulevard des capucines samedi dernier, lorsque ceux-ci ont vu débouler des centaines de personnes vêtues de perruques multicolores, de pantalon pattes d'eph', de vieux manteaux panthères et de boas à plumes. Le carnaval de Dunkerque s'invitait à Paname ? Pas tout à fait. Marcel Et Son Orchestre offrait à ses fans un concert mémorable dans une salle de prestige : L'Olympia. Et les fans sont venus de partout pour ce gros rassemblement, ce grand moment de "lâcher prise" au son de Où Sont Passées Mes Pantoufles?, Médiseuse, Tout L'Temps T'Aimer Toujours, Les Neurones À Crêtes, 62, Méfie-Te, et tant d'autres.


Deux première parties étaient en charge de maintenir une salle déjà chauffée à blanc par l’événement : PMQ, L’Élégance voQale et Carotté. D'un côté, de la chanson paillarde, chantée en polyphonie et revisitée tout en finesse, de l'autre, du punk/trad québécois joué par une bande de joyeux drilles louant l'esprit de fête, la révolte et les légumes. Une parfaite entame tout à fait dans l'esprit de la soirée. Difficile ensuite de décrire la fièvre qui s'est emparée de L'Olympia tout entier. Quelle énergie et quelle ambiance ! Mouloud, Tof, Tibal, Bouli, Jb, Bidingue et Bistek ont tenu leur promesse, celle annoncée lors du financement participatif de leur double compilation Hits, Hits, Hits, Hourra !!! Celle d'une grande fête, généreuse et sans complexe. Voici ce que nous avons retenu de cette folie furieuse, dont nous sommes ressortis complètement rincés par les pogos et les chahuts incessants.


Une superbe ambiance donc, due à la performance du groupe et à celle d'un public totalement converti à la fantaisie de Marcel Et Son Orchestre. Comme se plait à le répéter Mouloud, alias Franck Vandecasteele : «Marcel c'est nous, l'Orchestre c'est le public». Cette phrase prend tout son sens un soir comme celui-là. Le groupe est renforcé par une section cuivres et percussions qui donne encore plus de punch à une set-list déjà très forte. La scène se trouve même totalement occupée lorsque Carotté revient jouer La Famille Ingall's, apportant une touche cajun totalement raccord. Et que dire du raz de marée de filles qui recouvre les planches de L'Olympia, presque jusqu'à noyer le groupe sur Femme Mûre.


Toujours prompt à soutenir les causes justes et à dénoncer la dureté et la malhonnêteté de la politique actuelle, Mouloud vise juste en guise d'introduction à À Qui Cela Profite ? 
«Ils ont inventé la précarité pour tous... Une femme en détresse sociale a dit quelque chose de très juste et qui résume bien la situation actuelle : Nous sommes passés de la honte individuelle à la colère collective...».

  

Autre surprise que nous avait réservé MESO : 3 acrobates et jongleurs qui sont venus régulièrement au cours du concert occuper la scène et compléter un bien beau tableau. Tellement évident, là encore, sur Cerf VolantFuite De Fantaisie et Trapèze Volant.
Pas forcément acrobate au départ, il l'est devenu au bout de 5 secondes : mention spéciale au téméraire Capitaine du canot pneumatique qui a bravement affronté la foule déchaînée, et qui, malgré deux ou trois chavirements, a su rester à la barre et mener son bateau tant bien que mal sur Brrr...(au début elle est froide).


Le temps passe et l'ambiance ne faiblit pas. Le set se termine sur Raoul Et Alain avant un ultime rappel. La communion avec le public est totale, en témoigne cette capture vidéo prise par le groupe sur Skakaline
Et pour finir en beauté, le groupe Shimaï, (2 sœurs : Lana au saxo et Emma au ukulélé) rejoint Marcel pour Les Vaches en version japonaise. Idéal pour redescendre en douceur après ce concert de folie !
Dans la joie jusqu'au cou !

                                                                                                                                                       Jérôme


vendredi 14 février 2020

BEAUREGARD #12

Le festival Beauregard est cher à notre cœur pour tout un tas de raisons, à commencer par la programmation, toujours de très bonne qualité. Cette année ne fait pas exception et nous nous réjouissons d'avance. Notre fibre Pop/Rock à méchamment vibrée lors de l'annonce globale du line up 2020. C'était mardi soir au Big Band Café, la salle de concert d'Hérouville-Saint-Clair, Paul Langeois et Claire Lesaulnier levaient le voile sur cette 12ème édition qui sonne comme un retour aux sources. Une affiche cohérente, homogène et très convaincante.


Parmi les 38 noms de l'affiche, on ne ratera pas Massive Attack, longtemps dans le viseur des programmateurs, Roger Hodgson, Madness,  The Jesus And Mary Chain, Archive, Body Count, The Fat White Family, Of Monsters And Men, Nada SurfThe Murder Capital, Giant Rooks, Kompromat et Samba De La Muerte

Tous surlignés également sur notre planning, SUM 41, Frank Carter & The Rattlesnakes, Last Train, -M-, Fatoumata Diawara, Parcels, Metronomy, Philippe Katerine et Thylacine, seront à ne pas manquer. La présence le même jour de -M- et de Fatoumata Diawara peut laisser entrevoir un duo sur scène, les deux artistes ayant collaborés sur Lamomali.

Du côté des découvertes, toujours très bonnes chez JOHN, on écoutera avec attention Annabella Hawk, La Gallera Social Club et Eternal Youth. On note aussi la belle présence de Catherine Ringer, de Bertrand Belin et pour l'electro, Martin Solveig, Claptone et Perturbator. Pour finir, les amateurs de musique urbaine auront de quoi se réjouir avec deux représentants par jour : Nekfeu, Niska, Hamza & Sch, Ninho, PNL, Zola, Caballero & Jeanjass et Lorenzo

 

Aucun doute, le programme des 4 jours va être chargé !

A noter parmi les nouveautés 2020 :
  • L'espace VIP agrandi et modifié et l'espace Kid, agrandi lui aussi et déplacé pour être plus au calme (les enfants seront plus au calme 😁);
  • Un effort supplémentaire sera également apporté sur le développement durable sur le site (63% des déchets recyclés en 2019);
  • Distribution de cendrier plus importante afin éviter les mégots au sol;
  • Une équipe de bénévoles plus importante et toujours motivée (1 200 attendus cette année).
Enfin, soulignons la belle initiative de deux étudiants caennais Louis Bruyneel et Antonin Delarue, qui, soutenus par le festival, se lancent dans l'aventure du 4L trophy à bord d'une voiture aux couleurs et logo de Beauregard. L'équipage normand partira le 20 février de Biarritz pour traverser le Maroc et distribuer au passage des fournitures scolaires, des équipements sportifs et des denrées alimentaires aux populations locales. Un raid de plus de 6 000 kms à suivre ICI.

                                                                                                                                                          Stan