samedi 11 janvier 2020

MATT BIANCO @ L'Archipel, 9 janvier 2020 - Fouesnant

Soirée de prestige à L'Archipel pour ouvrir cette nouvelle année musicale avec Matt Bianco, le célèbre groupe britannique, créé par Mark Reilly, Mark Fisher, Danny White et Kito Poncioni, auteur de tubes imparables au milieu des années 80. Au cœur d'une époque musicale à la qualité très variable, Matt Bianco nous enchantait déjà avec des compositions mêlant habilement pop, jazz, bossa. Le public ne l'a pas oublié, la salle fouesnantaise affiche complet. De la formation initiale, ne reste aujourd'hui que Mark Reilly, toujours actif et très bien entouré, sur scène comme en studio. En témoigne Gravity, splendide album, sorti il y a 2 ans.


Le concert débute avec Invisible, Gravity et Joyride, tous issus du dernier opus du groupe. Musicalement c'est parfait. Martin Shaw à la trompette, Graham harvey au piano, Paul Booth au saxophone, Geoff Gascoyne à la contrebasse et Sebastiaan de Krom à la batterie, le niveau est impressionnant ! Mark Reilly, au centre, ne dissimule pas son plaisir de retrouver la scène et le public français après quelques semaines de pause dans la tournée.


«Nous allons maintenant jouer un titre du tout premier album de Matt Bianco». Retour en 1984 avec Whose Side Are You On ? Sous l'impulsion du chanteur, le public de L'Archipel se laisse porter et reprend le refrain que Basia Trzetrzelewska entonnait à l'époque. Comme sur  le morceau Gravity, joué un peu plus tôt, l'absence de chœurs féminins surprend un peu, tant ils sont présents dans la version album. Le set se poursuit avec le somptueux Under The Moonlight, ballade jazzy ponctuée de séquences latinos et d'un solo de trompette, encore une fois remarquable. Dans la même veine, Paradise, Solace et Dancin' Easy métamorphosent L'Archipel en un cabaret en sous-sol, où l'on s'imaginerait croiser Nestor Burma ou Eddie Valiant au coin du bar. Un nuage de cigare plus tard, More Than I Can Bear vient bercer nos oreilles. Cette chanson est toujours aussi belle ! Elle l'est peut-être encore plus ce soir, jouée dans une version dénudée qui met en valeur la voix impeccable de Mark Reilly. Aucun fossé entre les premières et les dernières compos. Celles-ci se succèdent sans "casser" la fluidité du set.


Après ce moment feutré, retour au swing, teinté de cha cha, avec Sneaking Out the Back Door, joué pour la première fois ce soir lors de cette tournée, puis That's Life et Don't Blame It On that Girl. La température monte d'un cran, les musiciens se balancent des mini solos à tour de rôle, on troquerait bien les confortable sièges de la salle contre une fosse dansante. La performance la plus marquante est sans aucun doute celle de Sebastiaan de Krom, à la batterie, qui, pendant près de 10 minutes, va enflammer la salle en enchaînant un solo mémorable sur Before It's Too Late. Le batteur, laissé seul sur scène par le reste du groupe, va frapper sa batterie de long en large, les pieds de cymbales et de micros, les enceintes retours, le sol et même les chaussures d'une spectatrice du premier rang. Sans temps mort, ce dernier ira reprendre sa place pour finir le morceau, rejoint par ses compères. Un vrai régal !

 

Le set se termine devant un public debout, imitant Mark Reilly qui n'aura cessé de danser tout au long de la soirée. Summer In the City, l'irrésistible Yeh Yeh et, en rappel, le tout premier single de Matt Bianco : Get Out Of Your Lazy Bed.  Le groupe est ovationné comme il se doit et quitte la scène visiblement ravi. Bien qu'étant le premier de 2020, on peut déjà annoncer ce concert comme l'un des plus élégant et maîtrisé de l'année.
                                                                                                                                                                                               Jérôme

 

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