jeudi 9 décembre 2021

KLÔ PELGAG @ Cabaret Vauban, Brest 4 décembre 2021

Heureux·ses les brestois et les brestoises, la talentueuse Klô Pelgag passait par le Cabaret Vauban samedi soir pour y jouer son 3ème album : Notre-Dame-des-Sept-Douleurs. Avec ce nouvel opus, d'une beauté et d'une sincérité fascinantes, l'artiste québécoise a raflé quasiment tous les trophées du gala de l'ADISQ (hautes récompenses québécoises de l'industrie du disque), égalant au passage un record détenu par Céline Dion. Rien que ça ! Pour ma part, j'ajoute à tout cela les chaudes recommandations d'une amie, installée à Montréal, qualifiant cette soirée comme immanquable. Bref... Je me suis précipité dans l'écrin brestois avec l'excitation des grands soirs.

On frissonne dès le début. Quelle entrée en matière ! Klô Pelgag, au piano et entourée de sa troupe de musiciens, fait montre de toute sa puissance vocale avec La Maison Jaune. Il est rare qu'un concert dégage autant d'intensité aussi vite. Le public est complètement happé par la chanteuse qui, à l'image de son dernier album, joue les montagnes russes en terme d'émotions. Joie et douleur explosent. Tantôt entrainante et malicieuse, tantôt bouleversante, à fleur de peau. Impossible de ne pas penser à l'immense Kate Bush à l'écoute de Für Elise ou Le Sexe Des Etoiles. La sorcière du son a son héritière avec Klô Pelgag, dont l'univers créatif complexe et exigeant fait rejaillir des œuvres profondes et totales.

 

Tout s'enchaîne très vite. Si l'on est secoué par les vibrations de Rock Progressif sur Mélamine ou Insomnie, on est ensuite submergé d'émotion lorsque Klô Pelgag interprète seule au piano J'aurai Les Cheveux Longs ou Soleil. Malgré la force et la gravité de certains textes, l'artiste se plait à dédramatiser tout cela très vite. Renversant sa chaise ou déplaçant les sacs du public pendant le show devant les regards amusés. Elle s'en étonne d'ailleurs : « Vous me laissez partir avec vos affaires sans rien dire, vous êtes d'une bienveillance étonnante ! ». Touchante et déconcertante dans ses échanges, Klô Pelgag nous parle de Carlos et du Big Bisous sans trop que l'on sache pourquoi, de la pandémie, avant de balancer, comme un cri du cœur : « Let's go ! La vie s'est fait pour vivre ! ». 

 

Après les superbes Samedi Soir À La Violence et Rémora, Klô Pelagg et ses musiciens quittent la scène pour y revenir quelques secondes plus tard pour un rappel qui sonne la fin du concert. Alors on profite une dernière fois de sa vitalité et de son talent avec Les Animaux et Les Ferrofluides-fleurs que le public entonne. Klô Pelgag balaie des yeux une dernière fois l'ensemble du public : « C'était le spectacle de Brest, belle vie à tous ! ». C'est fini. On ressort boosté, chamboulé par cette immersion, ce voyage dans le monde de Klô Pelgag, qui a écrit ce soir, une très belle page de la mythique salle brestoise.

 

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Jérôme

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