dimanche 30 septembre 2012

Le Fillharmonic Von Strasse @ Centre Culturel Arthémuse – Briec

C’est sous le signe de l’humour que l’Arthémuse a démarré sa saison samedi soir. Près de 300 personnes  sont venues assister à la représentation déjantée de la compagnie Bougrelas "Le Fillharmonic Von Strasse". Un spectacle délirant, mêlant humour, théâtre et musique classique.



Voilà le tableau : 3 cantatrices aux caractères totalement opposés, parcourent les villes afin de « faire découvrir la musique classique jusque dans les régions les plus défavorisées, notamment dans ce terrible département du Finistère … ». Solange, danseuse sur le déclin et cheftaine catho dirige tant bien que mal les 2 cas sociaux qui l’accompagnent :  la punkette agressive Agrippine et la jeune écervelée un brin nymphomane Alexandra. Entourées d’un ingénieur du son paumé et d’un intendant maladroit, les 3 filles vont tour à tour revisiter les plus grands airs d’opéra et de musique classique. Mozart, Chopin, Gounod, Bizet, et…Richard Clayderman (si, si). A grands coups de samples, boucles rythmiques, le trio de clowns en robe bleue bouscule les conventions. Plus le spectacle avance et plus Solange a du mal à contenir ses deux complices. Tout explose pendant le mémorable Boléro de Ravel. Chanté façon fable bucolique, au milieu de bruitages d’animaux, Alexandra se laisse emporter petit à petit par l’émotion jusqu’à un final orgasmique, sous le regard amusé d’Agrippine. Hilarant !



Quelques effets artificiers viennent agrémenter  le célèbre et incontournable Carmina Burana, puis la troupe qui avait ouvert avec Mozart, clôture son show en nous interprétant a capella " Staying Alive " des Bee Gees.

 Vous avez dit décalé ?




dimanche 5 août 2012

Vieilles Charrues 2012

Une édition 2012 des Vieilles Charrues qui s’annonçait comme l'une des meilleures niveau programmation depuis bien des années. Bon, les filles gardées par Mamie...un pass VSD dans la poche ....une place gagnée avec le Télégramme pour le Jeudi....Vieilles Charrues 2012, morceaux choisis...C'est parti.


JEUDI
L'organisation des Vieilles Charrues a avoué avoir des difficultés pour organiser cette journée. Résultat, une fréquentation moyenne pour ce jour qui habituellement flirte avec les 60 000 festivaliers. L'affiche est tout de même très attrayante. C'est l'imposant ROVER qui ouvre le bal de fort belle manière laissant la place ensuite à DJANGO DJANGO. Le groupe écossais que j'avais hâte de voir sur scène après avoir écouté en boucle leur dernier album ne m'a pas déçu du tout. Et même si la scène Glenmor paraissait un peu grande pour ce jeune groupe, ce fût  un set rafraîchissant devant un public heureux de découvrir ces héritiers de Kraftwerk.
Bizarrement, j'ai été moyennement emballé par STUCK IN THE SOUND qui s'employait ensuite sur la scène Kérouac...J'avais pourtant bien apprécié le groupe aux Hivernautes il y a quelques mois...passons.
KEZIAH JONES, tout sourire et vêtu tel un roi Africain a fait le show. Le Nigérian aux performances scéniques inégales il faut le dire, a su jouer de tout son charme pour nous livrer une prestation bien ficelée avec notamment "Kpafuca" et "All Along The watchtower".

 C'est ZEBDA qui vient ensuite faire bouger les Festivaliers, les Toulousains n'ont rien perdu de leur punch. Tout y passe de "Le bruit et L'odeur" à "Motivés" en passant bien entendu par "Tomber la chemise" ou encore "Oualalaradim"
Le grand moment de la soirée arrive, le rare et précieux groupe Anglais PORTISHEAD, est présent en terre Bretonne pour un concert  d'une beauté fulgurante. Beth Gibbons et son groupe, piliers du Trip Hop ont dégagé en un peu plus d'1h30 une intensité qui restera comme l'un des moments forts du festival. Première journée et déjà une bonne claque.

Autant vous dire qu'après ça, je suis rentré rapidos pour ne pas avoir à subir les nullissimes LMFAO, seuls intrus du festival.

VENDREDI
Le soleil s'installe sur la plaine Carhaisienne, il ne l'a quittera plus jusque la fin du festival. Et ça fait du bien après plusieurs éditions sous la flotte (dont le concert mémorable de Muse sous des trombes d'eau en 2010).
Nous ne voulions sous aucun prétexte manquer les fabuleux OTHER LIVES. Groupe originaire de l'Oklahoma qui nous avait "retourné" 15 jours plutôt au festival de Beauregard. C'est donc au premier rang que nous avons suivi le délicieux concert de nos talentueux américains. Une nouvelle fois OTHER LIVES fait mouche auprès du public subjugué par ces multi-instrumentistes. La journée commence très bien.


Après quelques rafraîchissements obligatoires (on est aux Vieilles Charrues quand même), nous nous dirigeons vers la scène Grall où se déchaîne TRIGGERFINGER. Les Belges, sapés comme des mafiosos dégagent une énergie de dingues et font "valser" les verres de bières des courageux festivaliers des premiers rangs. Ouch !


Toujours sur la même scène mais bien plus calme, HOLLIE COOK (Fille de Paul Cook, Batteur des Sex Pistols) balance langoureusement son Reggae/Dub, sympa !
Le temps pour nous de rejoindre la scène principale pour le concert attendu de THE CURE. Dix années ont passé depuis leur premier passage à Carhaix. A l'époque, le concert fût une déception alors aujourd'hui on croise les doigts. Il ne nous faudra pas longtemps pour être rassurés, Robert Smith & Co vont nous émerveiller pendant plus de 2h30. Un très très grand moment. Tous les titres emblématiques du groupe sont joués "A Forest" , "One Hundred Year" , "Just Like Heaven", "Boys Don't Cry"...et tant d'autres. Un son parfait et une justesse digne des plus grands. Nous sortons de ce concert décoiffés, étourdis avec en plus la joie d'avoir entendu sur scène nos chansons préférées du groupe, à savoir "Picture Of You" pour ma part et "Trust" pour Aurel'. 



SAMEDI
Nous shuntons le concert de SELAH SUE que nous avons vu 2 fois en 7 mois pour aller nous placer assez tôt sur la scène 3 (Xavier Grall) et découvrir en Live une artiste que nous avons beaucoup aimé en écoute : SALLIE FORD & THE SOUND OUTSIDE. L'américaine et son groupe au look et au son très 50's vont nous combler. Une voix extra, des chansons bien amenées et visiblement un plaisir d'être sur scène qui va transparaître avec tout le public ayant déserté les scènes principales. Le guitariste semble apprécier la bière française et utilise même la cannette vide pour faire du slide sur sa Gibson...on est ravi comme des gosses. Coup de coeur du festival tout simplement !


On a bien aimé aussi les Belges de BALTHAZAR, ...m'étonnerait pas que l'on entende un peu plus parler d'eux dans les mois à venir.
RODRIGO Y GABRIELA se sont emparés de la scène Kérouac, les 2 guitaristes sont vraiment impressionnants. Le genre de prestation qui te donne envie de brûler ta pauvre gratte et de ne plus jamais toucher une six cordes de ta vie ! La tête d'affiche du jour, c'est STING, concert très attendu aux Vieilles Charrues cette année. D'ailleurs, aujourd’hui, le festival affiche complet et l'anglais n'y est sûrement pas pour rien. STING arrive sur scène et impressionne par son physique et son parler impeccable. S'exprimant dans un français quasi parfait, l'âge ne semble pas affecter l'ex leader de Police. A 61 ans, aussi affûté qu'un athlète, STING déroule ses tubes la basse à la main. Alternant les succès de Police à ceux de sa belle carrière solo. "Englishman In New York", "Message in The Bottle", "Fields Of Gold", "Roxanne"...Bref que du bon. Assez statique sur scène, STING aura joué le concert idéal en festival, impeccable, peut être un peu trop. C'était bien mais il manquait un poil d'émotion et de spontanéité.



DIMANCHE
C'est sous un soleil de plomb que nous allons passer cette dernière journée de festival. C'est tout d'abord L'ENSEMBLE MATHEUS & JEAN CHRISTOPHE SPINOSI qui se présentent scène Glenmor. Pari assez gonflé de la part des organisateurs de placer de la musique classique sur  la plaine de Kérampuilh. Evidemment, le chef d'orchestre réputé pour son style atypique, n'allait pas rater une si belle occasion. Grimés et vêtus comme des punks ou des stars de ciné, L'ENSEMBLE MATHEUS et son Leader ont littéralement soufflé tout le monde. Alternant passage d'Opéra avec morceaux classiques ou plus modernes, ce fût un moment de liesse et de grande classe. Jean Christophe Spinosi allant même en plein coeur de la foule pour un solo endiablé tel Angus Young d'AC/DC. 
G-E-N-I-A-L !

AMADOU ET MARIAM prennent le relais, on se demande pendant 10 minutes si, comme à Belfort aux Eurockéennes, Bertrand Cantat sera présent avec eux sur scène. On comprend rapidement que non. Les Maliens ont une joie de vivre communicative et la mayonnaise prend sans problème. Carhaix/Bamako...même soleil aujourd'hui. Les caméras du festival font un gros plan sur les lunettes de AMADOU, on y voit le reflet des milliers de gens amassés devant eux. Beau Dimanche. Magnifique image.


Passage obligatoire par le Verger pour assister à la dernière représentation des exceptionnels FIVE FOOT FINGERS. La troupe de drôles acrobates nous fait rire et frissoner. Un super spectacle que je vous conseille vivement si vous en avez l'occasion.

Nous faisons l'impasse sur le concert de SANTIGOLD (on le regrettera plus tard !) pour aller se placer correctement pour LE concert le plus attendu du festival...BOB DYLAN. Il faut dire que les interrogations demeurent tant Mister Zimmerman a la réputation d'être "Spécial" dans tous les sens du terme. A peine entré en scène, on sent que "ça va pas le faire" ! Pas de gros plan caméra, pas de photos et surtout une absence totale de communication avec le public qui n'attend qu'un signe ....il n'y en aura pas. Musicalement correct,  nous avons eu le droit aux tubes attendus, mais c'est surtout l'attitude de la "légende" qui aura choqué et déçu tout le monde. On ne peut pas mettre cela sur le compte de l'âge du Monsieur. Il n'y a qu'à voir un  Paul Mc Cartney sur scène pour se convaincre que les années n'y sont pour rien ! La sensation Dylan a fait pschitt ! comme dirait l'autre.

Heureusement pour nous, KASABIAN est passé derrière pour tout casser. Le groupe Britannique emmené par Sergio Pizzorno a envoyé des rafales de tubes taillés pour la scène, pour le plus grand plaisir des festivaliers qui n'attendaient que cela ! On y compte même une belle reprise des Korgis ! Non, vraiment KASABIAN ça fait du bien par où ça passe !


Nous partons avant Gossip que nous avons vu il y a 15 jours. Il est temps de se reposer après 4 jours de festival. Les Charrues 2012...c'était vraiment bien, excellent même ! Bravo aux organisateurs et aux bénévoles.

Pour finir notre TOP 5 Festival:

-THE CURE
-SALLIE FORD & THE SOUND OUTSIDE
-ENSEMBLE MATHEUS
-PORTISHEAD
-OTHER LIVES

Comme d'habitude, vous retrouvez toutes les photos en haut de la page à gauche et toutes les vidéos sont là !





mardi 10 juillet 2012

Festival Beauregard 2012 6.7.8 Juillet Hérouville St Clair – Normandie



Situé en périphérie de Caen, dans un cadre magnifique, le festival Beauregard est devenu incontournable pour les amateurs de Pop/Rock. Une solide réputation construite par les précédentes éditions  avec la venue de groupes et artistes  tels que les Stooges, Motörhead, ZZ TOP, Mogwai, Jason Mraz, Archive, Peter Doherty, Phoenix, The XX, Saez, Kasabian, Eels…et tant d’autres.
Le festival se défini également autour d’un personnage virtuel  "JOHN". Véritable âme du festival, personnage imaginaire dont on aperçoit la silhouette noire à quelques rares occasions. Savoureux concept alliant graphisme et communication. 
Alors, c’est parti pour une revue de cette 4ème édition à la programmation très cohérente une fois de plus ! Morceaux choisis.
VENDREDI
Les choses sérieuses ont démarré sur la plus grande scène mobile d'Europe, avec la « Hot-Wave » énergique des Lanskies et son charismatique leader Lewis Evans, dont le premier bain de foule de la journée a permis d'embraser un public venu en nombre. C’est ensuite la voix rocailleuse de notre ami Miossec qui raisonne sous le soleil normand (oui, oui...). le Brestois donne de la voix et le public apprécie.
 Vient  la grosse sensation du jour, à savoir le groupe mythique Killing Joke, pour un show monstrueux de puissance qui restera l'un des plus beaux concerts de ce festival. Pari plus que réussi pour les organisateurs d'avoir misé sur ces pionniers de la new wave post-punk, dont l'influence sur des groupes tels que Nirvana, Korn ou Rammstein n'est plus à cacher. Depuis le côté de la scène Allison Mosshart et Jamie Hince du groupe The Kills se délectent de la performance de Jaz Coleman et de ses acolytes. "Rapture", "Requiem", "Love Like Blood"…Énorme concert qui nous laisse KO. Bref, debout les morts !!! Après la sortie en début d'année de leur nouvel album intitulé MMXXII, il se pourrait bien que 2012 soit l'année de la blague qui tue !        
Le charme et le talent de Selah Sue prennent le relai pour un set forcément plus calme. Son "Crazy Vibes" fait mouche et la jeune belge confirme tout le bien que l’on pense d’elle.
Retour scène 1 pour Dionysos. Une arrivée sur fond sonore de "la Marche Impériale" de Star Wars, avant d'enchainer un peu plus tard  comme une évidence sur « Song for Jedi ». Mathias Malzieu et sa bande au complet, toujours aussi sympathiques et accessibles, auront réussi leur pari de faire danser les 20 000 spectateurs présents avec leur fameux Bird'N'Roll. Le final prendra des airs de standing ovation. Le groupe se rassemble devant la foule avec en bande son "Last Goodbye" en guise de clin d’œil à The Kills. Une vraie communion et un plaisir partagé !
Pas le temps de se reposer une fois la nuit tombée avec la prestation bien calibrée  de Shaka Ponk qui précèdera celle plus saturée de The Kills. Enfin, c’est le must de la Pop actuelle qui clôturera cette soirée : Metronomy. Propulsé aux rangs de groupe majeur après le succès mérité de leur dernier album "The english riviera", les Anglais du Devon ont livré un set de très haute volée. On retiendra notamment le funky "The Bay" ou encore le plus électro  "The Look", admirablement joués. La grande classe !
SAMEDI
Le samedi commence sous les meilleurs auspices avec les fabuleux Other Lives. Ce groupe originaire d’Oklahoma a assuré la première partie de Radiohead sur toute la tournée américaine cette année et leur dernier album est un véritable bijou de musique Folk. Le public déjà nombreux est vite conquis et les initiés sont littéralement en extase. Souvent comparés à d’autres groupes tels que Midlake ou Fleet Foxes, ces multi-instrumentistes nous ont véritablement transportés dans les lointaines contrées américaines tant leurs mélodies sont précises et raffinées… Séance de rattrapage le vendredi 20 juillet 16h00 aux Vieilles Charrues…à ne pas louper !
Place à la scène française ensuite avec la prestation tout en assurance et en subtilité de l'emblématique Dominique A, suivi de l'ouragan rock Izia, qui démontre une fois de plus que jeunesse et féminité sont totalement compatibles avec maturité et puissance. Toujours très à l’aise sur scène, Izia a de la répartie, et pas que musicalement parlant ! Les ados pré-pubères qui osent lui crier « à poil » dans le public s’en souviennent encore !
Le rouleau compresseur Kaiser Chiefs arrive ensuite sur la grande scène et met tout le monde d'accord en moins de trente secondes. Les mecs sont venus là pour faire le boulot et mettre le feu. Même le ciel en tremble et lâche ses trombes d'eau en espérant calmer le jeu. Les petits gars de Leeds ont l'habitude. Ils ont le rock dans les tripes et il en faut plus pour les calmer. Et c'est  à grands coups de tubes taillés pour les stades qu'ils assurent le show comme savent si bien le faire les Anglo-Saxons. Impeccable.
Il est 20h30 et c’est sous des trombes d'eau que Tindersticks envoûte les irréductibles venus braver les cieux pour se laisser emporter par la voix magique et profonde du leader Stuart Staples. Arrive ensuite Jean-Louis Aubert, qui sous un ciel bien plus clément entonne les refrains  que tout le monde connait. Le chanteur et ses musiciens dégagent une vitalité et un esprit de convivialité parfaitement adaptés en festival.
Sébastien Tellier aura beau prier My God Is Blue, il ne parviendra pas à stopper la pluie qui retombe de plus belle. C’est ensuite GOSSIP qui vient clore la partie rock de la journée. Beth Ditto revient sur le festival qui l’avait accueillie il y a 3 ans lors d’une prestation mémorable. Le set de Gossip est un peu plus convenu cette fois mais reste tout de même très efficace. Place enfin au rappeur caennais Orelsan, et aux DJ masqués de The Bloody Beetroots, devant lesquels seront piétinés dans la gadoue les derniers brins d'herbe du site....    
DIMANCHE
Le temps change vite en Normandie, et c'est sous un grand soleil mais sur un terrain boueux aux allures de Woodstock que nous attaquons ce 3ème et dernier jour.  Les Liverpuldiens de The Aerial ne mettent pas longtemps à réveiller les premiers festivaliers déjà présents. Viennent ensuite les Death in Vegas avec leur style éléctro-rock atypique pour un set puissant purement instrumental. Une absence totale d’expression et de communication verbale avec le public pour ne laisser transparaitre que la musique. Attitude choisie mais néanmoins risquée dans un festival.
Transition brutale puisque c’est  Thomas Dutronc qui vient démontrer tout ses talents de chanteur et de guitariste au public durant un show décomplexé et vivifiant. On retiendra parmi les titres choisis le joyeux "Les Frites Bordel". Après la prestation tout en sensualité de Brigitte, c’est le retour attendu de Garbage. Shirley Manson et son équipe ont assuré le show avec charisme et conviction. Après des années d'absence, c'est avec un grand professionnalisme qu'ils ont su aligner nouveaux titres et grands standards, dont un bien joli « stupid girl » modernisé à la sauce éléctro-rock.
Mais l’événement du jour, c’est le concert de Franz Ferdinand. Les garnements écossais ont livré un show  qui restera l’un des moments forts de ces 3 jours. Une Set-List imparable, et une avalanche de tubes : Take Me Out, Jacqueline, Do You Want To, Outsiders, 40’, Jacqueline, Ulysses, This Fire... Alex Kapranos, le leader du groupe au nouveau look assez improbable se lance même dans un mix "Can’t stop Feeling/I Feel Love". Au paradis de la boule à facette, on imagine Donna Summer se trémousser à l’écoute de ce vibrant hommage. Trois nouveaux titres seront joués durant le set, dont l’excellent "Scarlet Blue" qui laisse présager du bon Franz Ferdinand pour le futur album. Le public est déchainé, le groupe est heureux d’être sur scène. Alex Kapranos, verre de vin à la main arbore un grand sourire. Bref, un concert comme on les aime.
Un final en apothéose donc, que boucleront définitivement les frenchies de Pony Pony Run Run suivis de Paul Kalkbrenner et son set électro.

Pendant ces 3 jours, plus de 55000 personnes auront foulé les jardins du château de Beauregard. Il restera de cette 4ème édition le souvenir d'un festival franchement réussi, d'une programmation impeccable et d'une ambiance décontractée et familiale. Le tout dans un cadre idyllique. Le Festival Beauregard peut désormais se tourner vers 2013, sous le regard bienveillant de John, sa mascotte emblématique mais surtout d'une équipe d'organisateurs passionnés et d'une armée de bénévoles tous aussi impliqués à faire de ce festival l'un des grands rendez-vous de l'année.

Bye, John, encore merci, et à l'année prochaine !

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