Quelle joie (le Rock’n Roll) de retrouver Les Wampas, venus présenter sur la scène du 6PAR4 de Laval leur nouvel album studio : Où Va Nous ? Un album magnifique, très pêchu, qui prend directement une place dans le top 5 de la discographie du groupe, à mon sens. On y retrouve tout ce qui fait la réputation des Wampas : une grosse dose de punk/rock, mais aussi du psycho, de la chanson populaire et du slow qui tue. Ajoutez à cela les textes épatants de Didier Wampas, mi-punk rocker, mi-punk crooner, capable de nous trimballer de Forbach au Mont Ventoux et de nous chanter Pipi au lit ou Les Coronados. Les Wampas, c’est tout ça, et ce depuis plus de 40 ans et 15 albums studio.
Le groupe est au grand complet (tout comme la salle) : Nico à la batterie, Effello et Tony aux guitares, Jean-Mi à la basse et, bien entendu, le roi Didier au chant. Arrivé une minute avant le début du concert, je n’ai pas pu voir Trotski Nautique, qui assurait la première partie ce soir.
Le set débute avec L’Aquarium Tactile et C’est Politique, une parfaite entrée en matière qui débouche sur un premier temps fort où Didier Wampas est porté assis sur une chaise par la foule, sur Les Bottes Rouges, chanson issue de l’album Simple et Tendre, sorti en 1993. C’est avec cet album que j’ai découvert les Wampas, tardivement finalement. Eux avaient déjà pas mal bourlingué, joué un peu partout et vécu un drame au sein du groupe. Cet album a été leur Back in Black, symbole d’un nouveau départ.
Enchaînement parfait avec Punk Ouvrier, superbe chanson issue du répertoire solo de DW et qu’il a eu la bonne idée d’intégrer au dernier album. On accélère nettement avec J’ai les Nerfs et Punk en Hiver, le pogo est en route au-devant de la scène et la température monte d’un cran.
Le concert est désormais bien lancé. Suivent Les Coronados, l’inévitable Manu Chao, mais surtout Rising et Ne Cherchez Pas Dans Les Guitares, que je trouve vraiment excellents.
Quelques instants après, c’est le Tour de France à Laval avec Mont Ventoux et Rimini. Les maillots à pois sont brandis pour rendre hommage comme il se doit à Marco Pantani, que personne n’a mieux chanté que les Wampas. Cette chanson est toujours aussi belle.
Didier, en fin connaisseur de la petite reine, interroge le public : « Et c’est qui le meilleur coureur de Mayenne ? » Mon voisin le sait et crie : Jacky Durand ! Ouf ! On ne rigole pas avec ça, faut-il le rappeler : Rimini, Baby Suce Ma Roue, Julian (Alaphilippe), J’ai avalé une mouche, Jalabert et maintenant Mont Ventoux… Le cyclisme, c’est sacré chez les Wampas !
Après un petit temps calme sur C’est Juste une Petite Voix, Effello tord sa guitare et balance l’intro de L’Éternel, que j’adore et qui me met toujours dans tous mes états. Enchaînement sans temps mort avec Yeah Yeah, où Didier, pour la seconde fois de la soirée, vient faire le tour du public du 6PAR4. C’est le moment où l’on fait gaffe au câble du micro !
Le set touche à sa fin. On fait monter une enfant sur scène pour le traditionnel questionnaire façon L’École des fans, afin de lancer Ce Soir C’est Noël. Pas toujours évident selon l’âge de l’enfant trouvé dans le public, mais franchement, c’est si drôle de voir DW en Jacques Martin poser tout un tas de questions pour arriver, tant bien que mal, à ce que la petite crie le mot « Noël », qui sera le top départ de la chanson.
Ce sont ensuite les femmes qui sont invitées sur scène pour le savoureux Où sont les femmes ? / Petite Fille, qui clôture un concert ayant filé aussi vite que Romain Bardet dans la descente du col d’Allos.
Le rappel est réclamé et c’est Didier qui revient seul, basse en bandoulière, chanter Où va nous ?, titre phare du dernier album. Un à un, ses camarades le rejoignent et le morceau se libère de cette intro tendue et explose littéralement. Magnifique et, pour moi, meilleur moment du show.
Il faudra bien un Oï collectif, où toute la salle scande à pleins poumons « Didier Wampas est le roi ! », pour me sortir de cette claque reçue au rappel. L’ultime titre joué sera For The Rock, comme une évidence, comme un mantra qui va si bien aux Wampas.
Le concert est fini, on est bien secoués. Nico, Effello et Jean-Mi auront la gentillesse de se rendre disponibles aux échanges et discussions près du bar, histoire de prolonger encore un peu le plaisir. Comme le disaient si bien les VRP : Vive les WAMPAS !
Jérôme






